Contre toute attente, j'ai finalement réussi à finir ma lecture de la semaine à temps pour écrire ma revue du vendredi ! Youpi ! Cela faisait un moment que j'étais sur ce roman, et mon rythme de lecture s'est quelque peu ralenti cette semaine, j'ai du me sous-estimer, car j'étais persuadée que je ne le finirai jamais cette semaine ! Et pourtant, me voici ce vendredi, avec un chouette livre à vous présenter, c'est pas merveilleux ? 

Pour ceux qui me suivent depuis le début, vous vous souvenez certainement de mon engouement face à Jostein Gaarder. J'avais adoré Le mystère de la patience ainsi que Le monde de Sophie, et bien j'ai également beaucoup aimé La fille du directeur de cirque.

 

9782020556057FS

 

Résumé

Petter nous livre son journal intime. Enfant précoce à l'imagination débridée, il a toujours inventé des centaines d'histoires. Devenu adulte, il fait fortune en vendant des idées de romans à des auteurs en manque d'inspiration. Surnommé l'Araignée, Petter est un homme méthodique, à tel point que même ses aventures amoureuses sont organisées pour être sans lendemains. Jusqu'au jour où il s'éprend véritablement d'une jeune femme qui lui propose un marché très particulier... Aujourd'hui, il a peur de se faire assassiner. Mais qui voudrait l'éliminer ? L'auteur du Monde de Sophie nous offre ici le portrait d'un personnage haut en couleurs et une superbe fable sur l'écriture.


Mon avis

Une fois de plus, Jostein Gaarder ne m'a pas déçue. L'histoire commence de façon très mystérieuse : le héros est en danger. Loin d'être un roman à suspense, La fille du directeur de cirque nous embarque dans la vie du jeune Petter, ce garçon très intelligent à l'imagination débordante dont le cerveau déverse des torrents d'histoires étonnamment bien ficelées pour un enfant de son âge. Peu à peu, Petter nous entraîne dans son monde et nous fait vivre chaque étape de sa vie. Au gré de ses contes, il vit ses premiers émois d'adolescents volage, jusqu'à la rencontre de Maria, celle qui va changer sa vie à tout jamais. Petter devient un écrivain très prolifique mais, ne souhaitant pas publier ses oeuvres, il décide d'en faire un business. Tout porte à croire que c'est ce qui va causer sa perte, mais la fin du roman comporte un rebondissement inattendu, ce que j'ai beaucoup apprécié. J'ai aimé la métaphore de l'Araignée, qui est on ne peut plus représentative du personnage de Petter qui, tout au long de sa vie, s'est appliqué à tisser une gigantesque toile dans laquelle il se retrouve finalement piégé. 

Le roman est construit comme des poupées russes : à l'intérieur du récit de Petter s'imbriquent les récits qu'il invente et qu'il raconte autour de lui. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces petits entractes présentés sous forme de fables. Chacune comporte une petite morale et nous fait réfléchir sur de nombreux aspects de l'être humain. Le conte de Panina Manina, la fille du directeur de cirque, revient à quelques reprises, dans des versions différentes, et on comprend vite à quel point c'est l'histoire la plus importante du roman. Le style de l'auteur est fluide, tantôt divertissant, tantôt plus sérieux, tendant à interpeller le lecteur. Les personnages sont réalistes et attachants, et la psychologie du héros, quoique parfois subtile, est très bien détaillée. Jostein Gaarder est ici fidèle à lui-même. Bien que ce roman ne soit pas exactement de la même trempe que Le monde de Sophie et Le mystère de la patience, il nécessite tout de même une lecture à tête reposée et un état d'esprit particulier. En somme, même s'il ne fait pas partie de mes coups de coeur, j'ai aimé La fille du directeur de cirque et je vous le recommande sans hésiter !