Bonjour à tous ! Ça y'est, je suis de retour à Montréal ! Le voyage a été long et fatigant, et le décalage horaire m'attaque dur... Je ne vous cache pas que le retour est assez difficile, ma tête et mon coeur sont encore à Paris et j'ai du mal à me remettre dans le bain... Mais je trouve quand même un petit peu de temps pour me remettre à jour dans mes chroniques ! Alors voici ma première lecture pour le Cercle de ce mois-ci avec La classe de neige d'Emmanuel Carrère.

 

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Quatrième de couverture

Dès le début de cette histoire, une menace plane sur Nicolas. Nous le sentons, nous le savons, tout comme il le sait, au fond de lui-même l'a toujours su. Pendant la classe de neige, ses peurs d'enfant vont tourner au cauchemar. Et si nous ignorons d'où va surgir le danger, quelle forme il va prendre, qui va en être l'instrument, nous savons que quelque chose est en marche. Quelque chose de terrible, qui ne s'arrêtera pas.

 

Mon avis

Au vu de cette quatrième de couverture plutôt mystérieuse, je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce livre, et pourtant, ce mystère est la raison pour laquelle je l'ai pris. Je n'avais jamais entendu parler de ce roman et je n'avais jamais lu cet auteur auparavant, et ce fut une belle découverte. On se prend très vite d'affection pour Nicolas, ce petit garçon de 7 ans avec ses angoisses reliées à son âge et à son premier éloignement de sa famille. Avec lui, on se replonge dans nos propres angoisses d'enfant : la peur de mouiller son lit pendant la classe de neige, de rester loin de ses parents, de s'intégrer au reste du groupe... Nicolas est un enfant timide et auquel personne ne fait attention. Il fait des cauchemars souvent et se perd dans des scénarios illustrant ses plus grandes craintes. Son calvaire commence lorsque son père, souvent absent, insiste pour l'emmener lui-même à la classe de neige et oublie de décharger son sac avant de repartir. Le petit Nicolas se retrouve vulnérable mais trouve un appui inattendu et assez étrange auprès d'Hodkann, l'élève le plus craint de la classe. Il trouve aussi en Patrick, le moniteur cool et un peu hippie, un soutien et une protection. Durant tout le roman, et en se rappelant la quatrième de couverture, on se demande ce qui va arriver de si terrible à ce petit garçon, et on a peur, comme lui, de ce qu'il peut se passer. Je ne parlerai pas plus de l'intrigue, car je ne veux rien dévoiler, mais le dénouement m'a vraiment surprise. Même si on s'y attend un peu quelques chapitres avant la révélation, on ne peut s'empêcher de ressentir une immense compassion pour Nicolas et pour ce qui l'attend. La plume d'Emmanuel Carrère est subtile et douce, malgré le sujet délicat qu'il aborde. La fin est suggérée et il ne s'embarrasse pas de mille explications comme on en retrouve souvent dans certains romans. C'est ainsi qu'on se rend compte de l'importance du poids des mots : chaque mot est parfaitement choisi et juste, de façon à ce que le coup de théâtre tombe comme un couperet mais sans nous en dire trop. J'ai beaucoup aimé ce roman, qui se lit très rapidement et facilement !

 

cercledelecture2013

Ronde de janvier/février

 

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147 pages

 

bannirechallenge

10ème lecture