Bonne nouvelle, j'ai enfin terminé mon semestre et j'en suis sortie vivante ! Ce fut un peu laborieux parce que la fatigue et la saturation avaient pris le dessus ces derniers mois, mais j'ai enfin vu la lumière au bout du tunnel et maintenant je peux me reposer un peu avant d'attaquer ma dernière année (déjà !) d'université en septembre. En attendant, je vais pouvoir rattraper (enfin !) tout mon retard de chroniques et recommencer à m'occuper correctement de mon blog et de ma vie sur la blogosphère :) Pour la ronde précédente du Cercle de Lecture, j'avais lu Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye, que je n'avais pas eu le temps de chroniquer avant la date limite, mais voici enfin mon avis !

 

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Quatrième de couverture

Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.

 

Mon avis 

Voilà un roman qui se trouvait depuis bien longtemps dans ma PAL, et j'ai profité du Cercle de Lecture pour enfin l'en sortir. Lorsqu'il s'agit de prix littéraires, je reste toujours un peu distante car je finis souvent par être déçue par rapport à mes attentes, mais ce Prix Goncourt 2009 a tout de même réussi à me ravir. Il est certain que le style d'écriture de Marie Ndiaye est particulier et qu'il demande un petit temps d'adaptation, mais une fois passé ce cap on s'imprègne très vite de la plume à la fois délicate et franche de l'auteur. Trois femmes puissantes raconte, comme son titre l'indique, trois histoires de femmes africaines et de leurs relations plus ou moins houleuses avec leur famille. Il faut être dans un état d'esprit adéquat et il faut porter attention à chaque subtilité du récit pour bien saisir la profondeur de ces histoires. Marie Ndiaye nous peint ici le portrait de femmes qu'on qualifierait de "fortes", de femmes qui, malgré les cadres sociaux et les convenances, résistent et se battent pour conserver leurs valeurs et leur dignité. La première histoire, celle de Norah, m'a beaucoup plue par son rythme intéressant et son intrigue entraînante. Je me suis beaucoup attachée à Norah et j'ai été un peu déçue de ne pas connaître la fin de son histoire. Le deuxième récit, celui de Fanta, n'est pas exactement centrée sur elle, mais sur son mari Rudy. J'ai trouvé cette histoire un peu plus laborieuse, avec un rythme très lent et très introspectif. Il m'a fallu un peu plus de temps à comprendre le fond de ce récit qui m'a laissée un peu perplexe, mais mon intérêt est remonté avec le dernier récit, celui de Khady Demba, dont le début nous plonge vraiment au coeur de l'Afrique. Trois femmes puissantes est donc un roman fort intéressant et très bien écrit mais qui demande une certaine concentration et un état d'esprit particulier pour s'y plonger et en saisir tout son sens.

 

cercledelecture2013

Ronde de février/mars

 

Challenge DF

15ème lecture