PaperTowns2009_6A

 

 

Quatrième de couverture

Quentin Jacobsen a passé toute sa vie à aimer la magnifique et aventureuse Margo Roth Spiegelman à distance. Le jour où elle ouvre sa fenêtre et grimpe dans sa vie, habillée comme un ninja et l'invitant dans une ingénieuse quête de revanche, il suit. Après cette nuit blanche, un nouveau jour commence et Quentin découvre en arrivant à l'école que Margo qui avait toujours été une énigme est maintenant devenu un mystère. Mais il apprend bientôt qu'elle a laissé des indices, et qu'ils sont pour lui. Le chemin pour la retrouver est loin d'être tout tracé, et plus il avance, moins il reconnait la fille qu'il croyait connaître.

 

Mon avis

Après mon relatif échec avec Nos étoiles contraires, que j'ai beaucoup moins aimé que tout le monde, j'ai voulu retenter l'expérience John Green avec un roman peut-être un peu moins médiatisé. Et l'expérience s'est révélée, cette fois, vraiment réussie ! Sous ses allures de roman jeunesse à l'histoire peu élaborée qui apparaît comme un énième cliché, Paper Towns (VO de La Face cachée de Margo) s'avère contenir plusieurs messages de fond beaucoup plus intéressants. Les personnages sont assez stéréotypés, mais sont tous attachants à leur façon : d'un côté, on a Margo, la jolie fille du lycée, qui suscite la fascination, la crainte et l'admiration, et de l'autre côté on trouve Quentin, son total antagoniste. Ces deux-là se connaissent depuis leur enfance et étaient très proches, avant que leurs chemins ne se séparent en grandissant. Une nuit, Margo va embarquer Quentin dans une folle aventure visant à se venger de certains de ses "amis", et elle disparaît le lendemain. Quentin se lance à sa recherche, tentant d'élucider le mystère des indices laissés par Margo derrière elle... Je ne m'attarderai pas trop sur l'histoire, car cela n'a pas été, pour moi, le plus important et le plus marquant dans ce roman. Ce qui m'a particulièrement enthousiasmée dans Paper Towns, ce sont toutes les questions et les réflexions que pose John Green en fond de cette aventure. La question de l'identité y est très forte, à travers l'image des villes et des personnes "de papier", que critique Margo et qui représentent ces carapaces vides, où tout n'est qu'apparence et conformisme, et dont elle veut se tirer. J'ai beaucoup aimé les références en tout genre que Green a parsemées tout au long du roman, et j'ai particulièrement apprécié le ton employé et l'humour, bien que parfois un peu facile, dont font preuve les personnages. Une autre chose qui m'a agréablement surprise dans ce roman est la façon dont il se termine. Je n'en dirai pas plus, pour ne pas spoiler, mais c'est ce qui a fini de me faire adorer ce roman ! Bref, Paper Towns a été une très belle découverte à tous les niveaux, à lire de préférence en VO 

 

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